Aubes Vives

"Les mots s'ouvrent comme des tiroirs, on peut rarement les refermer sans se pincer les doigts" G.Marquet

jeudi 1 mai 2008

A bicylette

...il fait beau. Le soleil salue le Mai qui commence. Les cerises sont grosses comme leur noyau, vert acide, et il y en aura malgré la gelée noire!

Balade à bicylette tantôt. Youpie!! Le vent doux glissant sur le visage et dans les cheveux, la grande paix, que vouloir de plus?

NathsPhotos

Image: Naths photos sur Stock Exchange

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pied

MOI de Mai, si, si.

...Faites: hummmmm! en avançant le nez vous verrez ça marche!

Ce que j'aime dans le muguet, c'est qu'il est beau, délicieusement parfumé, et complètement toxique. La fleur totem parfaite pour une affreuse, sale et méchante quoi. :)

Bon n'allez pas lui brouter la clochette pour vérifier hein. Non plus.

Zela

Photo Zela.

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mercredi 2 avril 2008

Olympe de Gouge

«  Femmes, ne serait-il pas grand temps qu’il se fît aussi parmi nous une révolution ? Les femmes seront-elles toujours isolées les unes des autres, et ne feront-elles jamais corps avec la société, que pour médire de leur sexe et faire pitié à l’autre ? »



« les femmes n’ont jamais eu de plus grands ennemis qu’elles-mêmes. Rarement on voit les femmes applaudir à une belle action, à l’ouvrage d’une femme »

*
J'applaudis à l'intelligence de celle-ci. Les féministes ne sont pas toutes les caricatures que l'on voudrait nous faire accroire...
   

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lundi 24 mars 2008

Noël au balcon, Pâques aux tisons

...je ne me souviens pas toutefois, que nous fîmes au temps de la crèche des brochettes dans le jardin?


P1000131

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mardi 18 mars 2008

Hugo que j'aime



"Tout est perdu! Le vers vague sans muselière!
A Racine nous préférons Molière;
O pédants! à Ducis nous préférons Rotrou
Lucrère Borgia sort brusquement d'un trou,
Et mêle ses poisons hideux à vos guimauves;
Le drame échevelé fait peur à vos fronts chauves;
C'est horrible! oui, brigand, jacobin, malandrin,
J'ai disloqué ce grand niais d'alexandrin.
Les mots de qualité, les syllabes marquises,
Vivaient ensemble au fond de leurs grottes exquises,
faisant la bouche en coeur et ne parlant qu'entre eux,

J'ai dit aux mots d'en bas: Manchots, boiteux, goîtreux,
Redressez-vous, planez, et mêlez-vous sans règles,
Dans la caverne immense et farouche des aigles!"


Victor HUGO  extrait des "Contemplations"

Pour MARIE*


Je retiendrai particulièrement cette phrase écrite plus avant dans ce poème:
"Quand l'impuissance écrit, elle signe: Sagesse."


*Bon alors c'est entendu, dorénavant plus que des alexandrins?

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samedi 8 mars 2008

Taureau Ailé

Je ne hais personne. Même à cette heure, je ne hais personne.

J'irradie de lumière. Les ombres s'estompent.

Si j'avais dû apprendre à haïr, j'aurai appris à douze ans. Lorsque j'ai tenté de me tuer. Le suicide est l'apex de la haine. Je me tue, je te fais  responsable et tu porteras le poids de ma mort jusqu'à la tienne.

Pour haïr il faut être tordue. Et je suis droite, rigide même, il parait. Verticale en tout cas.

Je parais offensive parce que je réagis à des attaques sournoises, insidieuses, souterraines. Dans l'arène, le monstre, c'est la bête. Pourtant l'agresseur n'est-ce pas celui qui cache l'épée sous la cape dorée? Je parais offensive quand tous mes actes ne sont et ne seront jamais que réactifs. Je parais offensive parce que tous mes combats se livrent en pleine lumière quand d'autres n'attaquent que de l'ombre qui les cache.

Je ne hais personne. Personne n'est assez moche pour que je me salisse le regard en y laissant pénétrer les ténèbres. Je ne suis même plus en colère.

Je suis née il y a longtemps déjà, sous le signe du Taureau. La logique est ma maison. Ma logique est le fruit de longues macérations. J'avance lentement, d'un pas lourd. "Le boeuf est lent mais la terre est patiente" . Ma terre est patiente parce qu'elle a oublié le Temps. Je bats au rythme des étoiles. Ma propre mort est maintenant proche. Alors la haine, pour quoi faire. C'est fatiguant la haine, et puis c'est difficile à entretenir: ça mange votre chair, votre âme. Et pire: la voix intérieure qui fait votre poésie. Je préfère l'Amour. C'est plus facile l'Amour, plus fluide, et ça ne mange pas plus que mes oiseaux.

Je suis née il y a longtemps déjà, sous le signe du Taureau. Est-ce à dire que je dois accepter d'être sacrifiée sans jamais réagir?

Si on ne veut pas voir le Taureau se dresser, il ne faut pas venir le réveiller avec une banderille entre les omoplates, non?

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jeudi 6 mars 2008

Jeu, set et match!

Voilà je suis taguée donc je vous livre quelques anecdotes en respectant les règles du jeu


1 Mettre le lien de la personne qui tague (j'ai été taguée deux fois, vous dire si j'ai de la peinture plein les murs! lol Une fois par la petite SOULEF et une fois par Miss Marie du melting pote au vin blanc doux.

2 Mettre le règlement sur votre blog

3 Mentionner 6 habitudes ou tics ou insignifiances non importantes sur vous même

4 Taguer 6 personnes dans votre billet en mettant leur lien (ah nan mais là c'est pousser babouchka dans les orties!) (qui c'est qui a inventé ce jeu à la mord-moi le morpion?)

5 Aller les avertir directement sur leur blog (dla crotte!)

J'avais prévu d'aller faire ça ailleurs mais le "ailleurs" n'est pas encore habitable. Bien, alors allons z'y (Funérailles! en plus y en faut 6!!!)

1) Quand j'étais petite, nous déjeunions sur l'herbe comme Manet (mais ma mère ne se foutait pas à poil) quand mon père aperçut une vipère juste en contrebas. Il n'avait pas fini de dire: "Ne te penches pas tu vas tomber" Que j'ai dégringolé trois mètres plus bas et tête première, dans le lit de l'Herbasse. La vipère je l'ai pas vu parce que je me suis fendu le menton sur un caillou et que je braillais comme un nourrain. Depuis, j'ai une petite cicatrice sous la lèvre.

2) Je farcis toujours mes conversations de "ma foi" ou "c'est vous qui voyez" de Chevalier et Laspallès. Ou je fais un bruit avec ma bouche genre "tssttt" pour moquer (je suis très moqueuse, c'est mon défaut préféré). J'ai même imité récemment à la gran'honte de ma fille (sont sensibles à l'image à 12 ans c'est fou) Louis de Funès pour attirer l'attention de mon mari en plein casto un samedi après-midi. Je suis extrêmement douée d'ailleurs, je le dis en toute modestie.

3) Moi aussi j'ai lu tout Angélique. Et même que j'ai adoré Colin Naturel et le Restecador. Et le sultan aussi, mais chutt, les féminisses rôdent.J'ai lu aussi plein de Barbra Cartland. Bin oué. Vous savez la vieille meringue rose à grands capiots à plumes d'autriche?

4) Je suis très très très émotive. Un rien me fait chialer comme un veau. Genre, j'assiste au premier cross de mon fils en primaire et je lui fiche la tehon parce que je suis la seule à faire des pouets et des prouts avec mon nez rouge dans mon mouchoir comme s'il venait de remporter le marathon à Olympie.

5) A la maternelle, il y avait une fille affreuse (VIRGINIE si je te retrouve: t'es morte) qui me faisait bouffer du sable tous les jours. Et quand je me plaignais en pleurant avec des borborygmes pitoyables à la sorcière institutrice elle me punissait! "tu es toujours en train de te plaindre! " Qu'elle disait la connasse, et pourquoi qu'elle faisait pas son boulot de garde-chiourme elle d'abord? Depuis je suis horriblement traumatisée, et le moindre sentiment d'injustice à mon encontre me mets dans une rage noire.

6) Je suis arctophile. Depuis quelques années je collectionne les ours. En peluche.Oui, parce que les vrais mangent trop de saumons, et j'ai pas les moyens...


Ah bin voilà. Bon alors pour les suivants. Je sais pas vu que toute ma blogroll a déjà été taguée et re-taguée. Epouvantail peut-être? Lutin? Pas Perdus? Cricri? Je vas pas demander à mon Franck préféré parce que c'est pas son truc les jeux. Enfin faites comme vous voulez mes loupiots. Si ça vous tente. Si ça ne vous tente pas vous serez maudits jusqu'à la treizième génération, votre chat perdra ses poils plein votre canapé neuf, votre belle-mère aussi...



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mardi 26 février 2008

Mieux vaut en rire

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"On ne se rencontre qu'en se heurtant, et chacun, portant dans ses mains ses entrailles déchirées, accuse l'autre qui ramasse les siennes."

Gustave Flaubert
.


Visualisez cette phrase, et vous verrez comme c'est hilarant. Si je vous jure. C'est à pleurer. Tellement c'est vrai.

A toi, mon amie triste et blessée. Et je ne précise pas laquelle, vous êtes trop nombreuses...


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dimanche 24 février 2008

Gabrielle Marquet

Les Mots

Les mots s'ouvrent
comme des tiroirs
on peut rarement les refermer
sans se pincer les doigts.
*

moncheri

Illustration: Nakashima Kyochi dit: "Le peintre du vent"

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mercredi 13 février 2008

Gâtée

Patrice Houzeau est un homme charmant et cultivé, fin, subtil. Et je ne dis pas ça parce qu'il me fait l'honneur d'un très beau post sur son blog à propos de mon texte "Vivre". Je me suis régalée à suivre ses analyses d'Andromaque par exemple. Il a l'art de mettre de la lumière sur des textes qui ne sont pas si faciles à aborder pour le commun des mortels, dont je suis humblement.

Alors merci à lui (je suis vraiment gâtée depuis quelques jours ) et allez voir son blog

Rajout de 19 h. En fait, je ne me suis jamais vraiment exprimée à propos de ces deux textes. Lorsque j'ai écrit le premier j'avais dans l'idée d'aller le poster sur un forum regroupant des malades. Histoire de dire, "je vous comprends", "je suis comme vous". Une sorte de communauté frileuse et craintive, extrêmement fragile, s'installe souvent entre personnes touchées par le même mal. Bizarre adelphité. Là nécessaire, tant nos pauvres familles se révèlent vite dépassées, démunies, presque inutiles dans la guerre féroce qui s'annonce en même temps que le diagnostic.Ces deux textes, sont en fait des témoignages, ils sont vrais. Le coureur du premier texte existe réellement. Le second texte, c'est tout bonnement mon histoire. Je sais que c'est moche le cancer, que ça fait peur, qu'on voudrait croiser instinctivement les doigts lorsque quelqu'un en parle devant nous. Mais les biens portants ne peuvent pas demander implicitement à ceux qui sont malades de garder pour eux, en eux, le poids terrible de l'angoisse, la peur. Cela doit sortir. J'ai porté tout cela douze ans. Il fallait que je pose. Pardon si je vous ai bousculé, causé des peines et des peurs. Comme dit mon ami Franck: "Il faut dire ce qui doit l'être".

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