Aubes Vives

"Les mots s'ouvrent comme des tiroirs, on peut rarement les refermer sans se pincer les doigts" G.Marquet

mercredi 30 avril 2008

Des roses et des orties

Le dernier et ultime album de Francis Cabrel, le journal d'un homme simple.


On est lourd
Tremblant comme les flammes des bougies
On hésite à chaque carrefour
Dans les discours que l'on a appris
Mais puisqu'on est lourd
Lourd d'amour et de poésie
Voilà la sortie de secours

On se rapproche, on se reparle,
on se pardonne et on reconstruit
Le seul monde qui vaille la peine
y'aura tout ce qui nous réunit
Et de tout ce qui nous oppose
On en sortira grandi
Et si on laisse peu de choses
Y'aura plus de roses que d'orties.

Posté par Desiree Thome à 09:30 - Muzik - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

pied

Commentaires

Des orties !

Chris avant tout te dire que j'adore cette chanson...surtout ses paroles...je n'écoute pas beaucoup de chanteurs français depuis Brel, Barbara, Brassens, Ferré...j'ai peut-être tort !
Je me souviens que petite, nous mangions de la soupe aux orties (avec patates)...et c'était un vrai régal ! Y avait aussi les beignets aux acacias !
Te répondrai...me suis faite aussi tellement rouler dans les orties...alors que je n'apportais que des roses sans épine ! Et maintenant à mon âge canonique...j'assiste clouée de douleur au défilé des sillons et ruines parfumées de mes plus belles amours ! Mais ma plus grande douleur actuellement est de voir partir...mes ami(e)s, mes tendres ami(e)s, ceux qui sont dans mon coeur et ma mémoire...et qui aussi sauvegardaient ma mémoire !

Dommage que tu aies dû modérer ton blog...on ne peut pas lire les erreurs postées ! Prend ton souffle, ta plume et ton fusain...égrène ta tristesse...fais-en un vieux chapelet et repars guillerette en te disant que tu es à déborder de vie et de poésie !

Posté par Sylvaine, mercredi 30 avril 2008 à 10:24

Yo!

Voilà c'est plus modéré. Et si on vient me poser des ordures je sortirai le balai, voilà tout.

Je vais aller voir ailleurs Sylvaine. Prendre de la distance avec l'écriture, cesser de vouloir être copine avec des gens qui pensent que je leur suis inférieure, et qui snobent ma poésie. Je vais aller vers ceux qui accueillent, qui ouvrent, les bienveillants, les heureux. Mon meilleur ami m'a fermé sa porte au nez pour l'ouvrir à une autre, je ne vais pas me mettre les poings en sang pour qu'il ouvre. J'ai le coeur qui explose de chagrin de comprendre que je n'étais rien que le pipeau qui faisait du bruit dans sa fenêtre avant le dîner tous les soirs depuis quatre ans.

Je vais aller récupérer mon chevalet chez mes parents. Je vais créer autre chose, tâcher de retrouver un peu de joie, de légèreté, il est temps.

Quand à se faire rouler...les orties ça fait peut-être quand même moins mal que les roses. Et puis on n'y attrape pas le tétAnus. hihihi

Chris clown bête et triste

Posté par Dez, mercredi 30 avril 2008 à 11:21

Désirée , tu l'es toujours ...

S'il est un véritable ami , il reviendra déposer des roses à tes pieds ,
Essaie de le dégager "des orties" par contre , il connait bien la valeur de tes mots et de tes proses j'en suis sûre ...
Moi j'ai perdu le goût de peindre , il me manque le soleil ...t'as de la chance .
Mais ne nous prive pas de ton écriture , tu le disais toi même , il n' y a pas assez de femmes poétesses...
Je t'embrasse bien fort .

Posté par soulef, mercredi 30 avril 2008 à 12:19

Pour toi, juste ce poème que j'aime, de Rut Plouda...

Nuits.

Il y a des nuits
qui se drapent autour des épaules
comme de la soie,
il y a des nuits
qui attendent dehors
comme des voleuses,
nuits
comme toiles d'araignées
entre feuillages et fruits rouges
et nuits
qui nous saisissent à la dérobée
et nous changent.

Je t'embrasse, amie Chris !

Posté par agnès, mercredi 30 avril 2008 à 12:57

Soulef

*sourire* Il n'aime pas ce que j'écris, de la merde, même s'il a toujours eu la délicatesse de n'en rien dire...quand à déposer des roses à mes pieds, on offre des roses à une maîtresse, pas à une simple présence virtuelle sans aucune importance.

J'ai vécu dans le fantasme, je me réveille. Amen.

Bises Soulef

Posté par Désirée, mercredi 30 avril 2008 à 13:06

Bon Agnès

t'es pas marrante: j'arrive tout juste à contenir mes larmes de crocodile, à garder une contenance virile et tu viens me filer plein de vers dans le nez. Merci, je t'embrasse.

Posté par Désirée, mercredi 30 avril 2008 à 13:08

Bonjour Désirée..

Tu vois, il pleut encore ici, ni chaud, ni froid... Pas encore le jour pour prendre son vélo. Parfois, je me sens démunie devant certaines souffrances, on pourrait croire (et je m'en balance) mais à toi je peux préciser. On pourrait croire donc, que je tiens mon blog, avec mes petites photos, mes petits chienchiens, la dadame un peu nunuche, je n'écris pas grand chose, pas de chagrin, ne revendique aucune trahison, je ne vitupère aucunement le couteau entre les dents contre la société, la politique, les sentiers battus et les sujets bateaux… d’autres le font mieux que moi…. et pourtant… mes nuits sont peuplées des mêmes étoiles, j’ai souffert de toutes vos maladies, enfermée, brisée dans toutes vos prisons, et tout ce que vous risquez de perdre, je l’ai déjà perdu, père, mère, mari, enfants (2)…. Dernier compagnon… et pourtant, j’exulte encore, la lumière me révèle, chaque matin s’émerveille, me reste une étoile… mon dernier fils, me reste encore la vie… Mon propos n’est pas un donneur de leçon, juste un message d’espoir, et aussi, l’essentiel infime qui tient dans le creux de la main, l’essentiel est la propension à rebondir vers la vie, et la fidélité de toute forme d’amour.

La pluie redouble de violence… je t’embrasse Désirée… je t’embrasse.

Posté par Mathilde, mercredi 30 avril 2008 à 13:24

Mathilde

Rassures-toi: on sent bien plus que tu ne le crois entre tes quelques mots qu'une dadame à chienchiens. Et quand bien même. Nul n'a le droit de juger.

Et je sais bien que tu essaies de voir le verre à moitié plein plutôt que celui à moitié vide. Le verre, je dois juste le vider cul sec. Et après je me sentirai ragaillardie.

Je suis fragile, on peut me faire beaucoup de mal mais je suis comme les zombies dans les films: toujours debout. ;))

Bises Mathilde

Posté par Désirée, mercredi 30 avril 2008 à 13:36

Pourquoi ultime ? Il est malade ?
C'est malheureux ça mais je n'aime pas les chansons, je préfère de loin la musique...
Mais j'aime bien le nom "Cabrel", ça fait cabri-cabriole...
Et celui qui dit gaudriole... !

Posté par joruri, mercredi 30 avril 2008 à 13:36

Jo

Cabrel c'est pas une brêle! rire.

Ultime parce qu'il l'a dit. Il dit qu'il a 54 ans et puis bon voilà il est maire de son village je crois, il préfère s'occuper de ses ouailles plutôt que du chauve bise. Un gars de la terre plutôt que des loops. ;)) et je te jure l'album est super bien, moi ça me fait tout calme dedans quand je l'écoutes.

Posté par Désirée, mercredi 30 avril 2008 à 13:48

Je n'ai peut-être pas envie de voir ta contenance virile, Chris *rire*
Je voulais juste te rappeler que la poésie, c'est pire qu'un virus : une fois qu'on est tombé dedans, on y reste, on n'en guérit pas, même si on le veut de toutes nos forces.
Et C'EST BIEN AINSI !

Tes poèmes, moi, je les aime, ils me plaisent, ils sont humains et beaux. Alors, patience... attendons le retour des mots.

Posté par agnès, mercredi 30 avril 2008 à 19:17

hihi

Je sais que je peux poser de très beaux mots. Ils me plaisent beaucoup à moi mes mots, parfois. Je me sens fière d'eux parce qu'ils font de la jolie musique. Même si ce sont des mots paysans, des mots de terroir, des mots d'herbes, de ruisseaux et d'étoiles. J'écris bien. Je peux écrire encore mieux. Si j'arrive à m'aimer assez pour traverser tous les vents contraires.Il faut que je m'aime. Il faut que je m'aime (méthode Coué)

Quand je dis que je vais prendre de la distance avec l'écriture, bah faut pas me croire. J'ai déjà essayé et j'ai pas pu. C'est une spirale. On monte et on veut sans cesse grimper encore plus pour voir ce qu'il y a tout au bout. Là je suis malheureuse alors je me flagelle jusqu'au sang. Me passera. :)

Et puis les spectateurs z'aiment pas forcément le sang qui gicle. Même si c'est pas le leur!

;))

Et puis j'ai écrit un peu tantôt, sur un tableau de mon lutin viennois, Gustav. C'est à cause de ce tableau que je suis tombée amoureuse de lui il y a vingt ans. Avant qu'il soit à la mode et qu'on le voit partout. Alors tu vois.

Bises ma grande!

Posté par Chris, mercredi 30 avril 2008 à 19:42

Bonsoir Désirée,
Cabrel...on sent l'homme profond! Il est de nature à te réconcilier avec l'humanité!
J'ai moi aussi beaucoup de chagrin avec une amitié (mon ami parti)alors je discipline ma pensée pour justement ne pas y penser. Je regarde toutes mes autres amitiés et toutes les belles choses de la vie.J'essaie aussi de ne pas accumuler de sombres pensées et de rancoeurs à son égard. Ainsi,s'il revient à moi, il sera le bienvenu et je ne penserai pas au passé. Le passé n'existe plus, le futur n'existera peut être pas alors profitons de la richesse de l'instant présent.
Bise

Posté par catherine, mercredi 30 avril 2008 à 21:35

Cath

Oui, c'est pas le genre bling-bling rolex.Je crois qu'il a écrit cet album poussé par ses fans qui le réclamait à corps et à cris. Mais il a dit: "C'est le dernier". En tout cas il y a des textes très poétiques dans cet album et j'aime beaucoup.

Un ami qui vous quitte pour de mauvaises raisons n'est pas vraiment un ami. Je ne ferme pas ma porte mais j'ai compris beaucoup de choses, et je sais bien que la joie, la confiance, le partage, mon coeur ouvert, c'est fini...

Joyeux Mai Catherine. :)

Posté par Désirée, jeudi 1 mai 2008 à 09:00

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