Aubes Vives

"Les mots s'ouvrent comme des tiroirs, on peut rarement les refermer sans se pincer les doigts" G.Marquet

vendredi 18 avril 2008

Des mots pour celle que j'aime

Mater l'échec

Une main grise me rapte
où je vole.
L'enfant fièvre grelotte
me plaque au carreau sombre
des échecs,
au fur et à mesure
que grimpe l'argent du mercure
dans mes veines de verre.

La plume ne me réchauffe pas.

Des affres aigus me nouent le ventre,
raidissent ma nuque, le futur
Hana_est une plaque sensible où rien n'adhère plus.

Mais si je fais semblant suffisamment longtemps
pourrai-je croire encore, à l'insouciance perdue?

 

 

 

Désirée Thomé 2008

 

 

Ses rivières cascadent
charriant marrons chauds et châtaignes
puis, le frétillement vif des ides
d’or fluide.

Je les brosse cent fois.

Ses rus dévalent
en coulées caramel d'algues miellées
ces trésors d’orpailleur, ces soleils tombés
des étoiles plein mes doigts.

Je les brosse cent fois.

Puis, je rassemble les fils
les noue, les tords, les tisse
en tresse d’osier
cabochons de topaze dansant
comme serpent à la musique du psylle,
au creux de son dos d’enfant.

Je les brosse sans fin

ses chevaux indociles, ses mèches ophidiennesHana_2
de leur source profonde à leur pointe ambrée.
Le crin du sanglier disciplinant la vague
qui croule de sa tête tranquille
sur ses épaules sages.

Cent coups de brosse pour un voyage,
quelques minutes, hors du monde des hommes
un saut dans celui ancestral,
de la beauté des femmes.

Instant de tendresse intime et précieux
comme l’or de tes cheveux.


Désirée Thomé 2006


Illustration: Ma fille Hanaé, 12 ans.

Et parce que ma vie, notre vie c'est cela aussi: ASSOCIATION AUPETIT

NB. Des nouvelles dans les commentaires. Bises et bonjour à mes Belles Lectrices et à mes Gentils Lecteurs.

Posté par Desiree Thome à 08:34 - Poiein - Commentaires [45] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

pied

Commentaires

Cheveux et colon !

Vaincre la maladie de Crohn et la recto-colite hémorragique....rien à voir avec ta poésie...mais je suis touchée que tu en parles...j'ai une amie qui en est atteinte. ! Et je crois qu'elle est peu connue du public.
La chevelure est soyeuse et soyante...
"à corriger la coquille sur "Ses rues"
Tu as de la chance et du bonheur d'avoir un enfant...Je n'ai fait qu'en adopter un...c'est tout ce que m'a permis ma vie.

Posté par Sylvaine, samedi 19 avril 2008 à 12:16

Sylvaine

Et non ma belle! Il n'y a pas de coquille: c'est bien "rus" pour ruisseaux. ;) Tu verras que j'aime les vieux mots et que j'en sème un peu partout. En fait je fais très peu de fautes d'orthographe, et lorsqu'il parait y en avoir une, souvent c'est à dessein.

J'ai deux enfants. J'ai aussi un grand clampin de 17 ans qui me dépasse de deux bonnes têtes. Elle est forte ma petite, au point qu'elle me protège, je m'en suis rendue compte. Elle a vu tant de misères à l'hôpital, a assisté à tant de souffrances, qu'elle me dit souvent: "finalement j'ai de la chance". Leçon de vie.

Adopté ou pas, un enfant c'est toujours un enfant à aimer n'est-ce pas? J'imagine que c'est une très belle aventure.

Pour ce qui est de mélanger la poésie et ma vie. Je crois que l'écrivant est avant tout un être humain, un tout indissociable. On voit ici et là des blogs où l'auteur ne poste rien d'autre que ses poèmes, rien ne transpire de lui. C'est un choix, j'ai choisi d'être vivante et de faire respirer cet espace à mon rythme. On adhère ou pas, ce n'est pas mon soucis. Chacun prends ce qu'il veut chez moi, de moi, en moi. Ma poésie éro m'a longtemps posée problème par exemple, j'aime écrire des conneries, parler de fesses, parce que la chair c'est aussi la vie, et que je n'aime pas les apparences bien comme il faut, les images glacées. J'aime ce qui est humain, tout ce qui est humain. Fesse tif. *rire* Je sens bien que mes poésies érotiques gênent, que certain(e)s ont des rires un peu coincés, mais j'écris bien sur le sujet, je suis très appréciée ailleurs, mes poèmes éro ont même voyagé jusqu'en Chine. Alors, devrai-je m'interdire? Non bien sûr. D'ailleurs je vais ouvrir des carnets spéciaux, mon enfer en quelque sorte, les liront qui voudra. Un poète est un tout, coeur/âme/ chair. Je rajouterai que je manque peut-être aussi de pudeur dans l'écriture. Brut de décoffrage quoi.

Bon week end Sylvaine et des bises amiacales :)

Posté par Désirée, samedi 19 avril 2008 à 12:44

Bien lu et vu

Tu es tout à fait ressemblante à toi-même sur ta photo....J'ai de la fièvre....je vais flirter avec ma couette et mon chat. Ton langage m'enchante il y a du rut et du brut, du tendre et du cruel, il n'est pas subordonné, ni ordonné...il est, vertical et anxieux.
Bises à tous et bon WE.

Posté par Sylvaine, samedi 19 avril 2008 à 14:05

Desirée...Il est

Tout en présence tout en s'absentant. Je me réjouis de lire tes "Ero". Je suis sensuelle et j'aime qu'on le soit. J'aime celui ou celle qui n'a pas peur de s'écrouler de volupté. La perspicacité comme l'immanence. Le silence comme les exclamations. Un cri à rouge-gorge déployée.
Bon week-end à toi et tes enfants. Bon courage pour ta fille.

Posté par Sylvaine, samedi 19 avril 2008 à 14:24

Chère Sylvaine

Le chat prends bien soin de ta maîtresse surtout! Le printemps est traître cette année, il y a des tas de gens malades autour de moi.

Sensuelle, oui à voir tes photos on sens bien que tu es à l'aise avec le corps, je ressens une grande liberté dans tes photos, une liberté heureuse, lumineuse, solaire. Et de l'humanité aussi, un peu à la Saudek d'ailleurs. Connais-tu cette fameuse série de photos de Leonard Nimoy (oui, oui, Monsieur Spock!) avec des femmes très rondes (je n'aime pas le mot "obèse"). Les rondes font la ronde, et j'ai trouvé l'idée épatante. Je t'avoue que j'en ai marre de ces photos de poupées gaulées au millimètre de gras et de muscle, formatées. Ces guibolles gainées de bas noirs, ces attifiots pour mâles en mal de bandaison, les photographes masculins, souvent limité dans leur regard sur la Femme, m'emmerdent. J'aime ce que tu fais. Tes modèles sont belles parce qu'elles sont vraies, ce sont celles que l'on peut croiser chaque jour dans la rue.

Je t'embrasse, soigne-toi, repos, chaleur. Grog si besoin est. Tendresse.

Posté par Désirée, samedi 19 avril 2008 à 19:27

Et moi, donc, j'aime aussi tes "eros"! .
Tes poèmes pour ta fille sont très émouvants et très beaux comme toujours! La souffrance et la maladie apprennent beaucoup de choses à celui qui souffre et à son entourage. Elles font progresser en humanité!
Et quels splendides cheveux elle a cette demoiselle!
Pour répondre à ce que tu as laissé chez moi.
As tu remarque quand on étreint un arbre qu'il y en a au tronc chaud et d'autre au tronc froid. Ceux qui ont le tronc chaud donnent plus d'énergie!

A part ça, j'adore danser mais je n'ai pas de cavalier (snif!)

Bise et bon dimanche

Posté par catherine, samedi 19 avril 2008 à 21:58

Ah ah , il y a ta photo maintenant! sympa!

Posté par catherine, samedi 19 avril 2008 à 22:01

Amoureuse des arbres, tout comme moi, Chris ! Amoureuses de la vie même si elle nous traite brutalement parfois...
On n'a pas mal de points communs :-)

Une pensée vers toi en ce dimanche ensoleillé. Bises ! (suis un peu tristounette...)

Posté par agnès, dimanche 20 avril 2008 à 07:51

Lumière d'amour dans le doux feu d'une chevelure

Posté par oceania, dimanche 20 avril 2008 à 11:22

Musique

J'aime aussi les rondes, les blanches, les croches, les soupirs, les noires, les clés de Sol et de Fa(t)...l'Acétalgine...Le Dos "Finé" est-il aussi sous les nuages ? Bon dimanche
Tendresses

Posté par Sylvaine, dimanche 20 avril 2008 à 13:06

Catherine

Bon bin puisque vous aimez les poésies éros, je m'en vas vous en donnez hein.

Oui, j'ai remis ma bobine, je trouve toujours sympathique de mettre un visage sur un nom.

Pour ce qui est de fille de moi, on est tendues comme une trique en attendant mardi. Pourvu que l'on tombe sur une infirmière qui sache poser des cathéters sans s'y reprendre à dix fois...jamais agréable d'être piquée et re-piquée trois ou quatre fois. Elle pleure, on lui fait mal et j'ai mal au ventre d'impuissance. Autant te dire que demain mon stress va atteindre la côte d'alerte. Depuis deux jours je suis très oppressée, je croque des anxiolytiques comme des cacahuètes!

Enfin on fera avec comme d'habitude.

Bises Et à bientôt! ;)

Posté par Désirée, dimanche 20 avril 2008 à 19:41

Des arbres

Ah tiens, je n'avais pas remarquer cela Catherine. Tu es peut-être plus sensible que moi aux forces telluriques! En tout cas ça fait du bien la nature.

:))

Posté par Désirée, dimanche 20 avril 2008 à 19:42

Ma douce Agnès

Oui, on a le tangage en commun, notre sensibilité extrême. Je ne sais pas comment faire pour arriver à me barder face aux pouacres, cuistres et faquins, et aux bécasses qui leurs servent de suite.

Enfin, face aux méchants serrons-nous fort, l'oignon fait la farce. ;)

Je t'embrasse avec affection tu le sais.

Posté par Désirée, dimanche 20 avril 2008 à 19:46

Oui

chère Danielle, l'amour. Chaque jour je me dis que j'ai une enfant exceptionnelle, quand je vois les caprices d'autres enfants plus gâtés par la vie, en bonne santé, et que cette petite jeune fille est si sage, si grave parfois alors qu'elle pourrait nous en faire voir et que l'on ne protesterait même pas...

:)

Posté par Désirée, dimanche 20 avril 2008 à 19:52

Sylvaine

Comment va?

Oui le Dauphiné est sous une nappe grisâtre, uniforme, désespérante. Petit tour dans les collines aujourd'hui rapporté quelques photos encore très moches. Je tremble tellement. Prochain achat, un trépied!

Prends soin de toi, des tendresses

Posté par Désirée, dimanche 20 avril 2008 à 19:54

habituée des mots des sentiments croisés désirée

Posté par megarde, dimanche 20 avril 2008 à 21:19

Bonsoir Désirée,
Ne prends pas trop d'anxiolytiques quand même. TU vas te démolir la santé!
Reste zen et je croise les doigts pour cela se passe bien
Bise

Posté par catherine, dimanche 20 avril 2008 à 22:37

Tendres pensées...

Désirée bonjour ,
Des fois je suis tellement émue par tes écrits qui illustrent bien ton vécu que je ne trouve pas mes mots et en même temps j'ai envie de répondre par un poème par exemple sur les beaux cheveux de ta princesse et puis je commence et je finis pas voilà ...mais je vais y arriver !
Trés bonne et douce journée.

Posté par soulef, lundi 21 avril 2008 à 11:02

Bonjour Désirée

Je t'imaginais avec des cheveux longs, en fait, je ne suis pas loin puisque cette merveilleuse crinière appartient à ta fille. Courageuse fille à l'image de sa mère. Je lis de nouveau ta revendication d'écrire... Qu'importe Désirée, il faut du talent pour le faire. C'est ton cas, tu peux en user et en abuser! Et cette manie du monde d'installer du racisme partout.. écrire, oui, poésie, érotisme, avoir ou non un chien ou un chat, se marier ou non, avoir ou non des enfants, je remarque les clans, les critiques, sur ceux qui ou ceux quoi? Je suis toujours épatée d'étudier les technologies qui ne cessent de se peaufiner et la condition humaine de s'amenuiser, chacun s'embourbe dans des histoires de vie impensables, ne pas savoir infléchir son devenir, orienter sa vie, alors que les vrais malheurs sont minces finalement, la maladie et la mort, le reste se gère...se décide et chacun a la vie qu'il décide d'avoir. Pas si simple? Oh si beaucoup plus qu'il n'y paraît. Un peu d'amitié, de tolérance et de générosité... laissez les vivre.

Moi, je t'embrasse Désirée, cheveux longs ou courts, et mange du chocolat, je pense à toi et à ta fille.

Posté par Mathilde, lundi 21 avril 2008 à 13:28

Ta fille

J'irai meux Désirée quand ta fille sera sortie de l'enfer des cathéters, quand des fleurs pousseront dans ses nuits et les tiennes pour les rendre sereines, quand la pluie ne se transformera plus en larmes, quand l'angoisse prendra son envol sur un fil enfoui sous la lune, quand quoi de long en large vous n'irez plus sous les torches qui brûlent et désagrègent aussitôt les éphémères...Quand mère et fille seront enlacées par des cheveux guéris et frémissants de naissance, de renaissance et de vie.
La souffrance d'un enfant m'est intolérable a fortiori celle d'une mère.
La mienne m'a toujours laissé crever la bouche à l'air...j'ai dû en adopter une autre pour trouver ce que tu donnes en abondance.
Je vous serre chacune dans mes bras et je reste suspendue jusqu'à mardi et les jours suivants les jours qui se suivent et ne doivent plus se ressembler. Je ne me relis pas...ma colère et ma tristesse m'ont déliés les doigts.
Baisers sur le coeur à toi...et comment s'appelle ta fille ?

Posté par Sylvaine, lundi 21 avril 2008 à 14:00

Quelle coulée d'or !

Posté par joruri, lundi 21 avril 2008 à 17:15

Je souhaiterais pouvoir prononcer les mots qu'il faut. Mais je suis assez démunie, pourtant, je connais bien le monde de l'hôpital, mais je n'ai pas trop dû y amener mon enfant, cet enfant qui fait ses humeurs de pré-bloque peut-être... J'espère que tout ira bien demain et que vous aurez peut-être une infirmière qui pique bien. (Il y en a aussi, des soignants à la main douce et au geste précis).

Beaucoup de courage pour la jolie fille à la longue chevelure et à sa mère si courageuse aux mots forts et râpeux. Mais vivants.

Posté par Pivoine, lundi 21 avril 2008 à 18:19

Bonjour Désirée,
Un petit coucou avant d'aller au théâtre.
Je pense à toi et je croise les doigts pour demain!
Bise

Posté par catherine, lundi 21 avril 2008 à 18:25

Meg

Sourire et clin d'oeil.

Posté par Désirée, lundi 21 avril 2008 à 20:38

Catherine

Je suis très prudente avec ce genre de "bonbon", j'ai toujours détesté l'idée d'être dépendante, de ne pas être maître de moi-même. Donc je n'en use que contrainte et à bout. Comme cette nuit à 3 heures du matin, totalement écrasée, asphyxiée, me fallait ma petite pilule blanche pour décompresser...mais je me suis quand même levée brisée en mille morceaux.

Enfin dans deux jours cela ira mieux.

Bises et bon théatre!

Posté par Désirée, lundi 21 avril 2008 à 20:42

Soulef

Je te vois passer régulièrement, et franchement ça me suffit. Cette attention. Pas besoin de grands discours, merci pour tant de gentillesse.

:)

Posté par Désirée, lundi 21 avril 2008 à 20:45

Mathilde

Oui, les vrais malheurs aident à relativiser, et le curieux c'est que même au fond de son malheur on parvient à le relativiser aussi. Comme ma fille qui dit qu'elle a "de la chance" par rapport à certains des enfants qu'elle a côtoyé. On apprends à ne plus se laisser enquiquiner pour des bricoles, d'ailleurs chez nous c'est très calme, gai même, on ne se dispute jamais, il n'y a pas de cris. La maladie change considérablement le regard, et les priorités.

Je t'embrasse aussi Mathilde dame sage...:)

Posté par Désirée, lundi 21 avril 2008 à 20:51

Sylvaine

Demain soir déjà, si tout se passe bien (il y a toujours des risques de chocs avec les perfusions. Pour ça qu'elle est sous scope pendant quatre heures et surveillée de près) on se sentira mieux. On n'a pas l'habitude de se prendre la tête, la maladie nous la bouffe bien assez comme ça. Une fois que la journée hôpital est passée on l'oublie. Enfin on fait notre possible pour la mettre de côté.

Je crois que tu saisis pourquoi je suis dans un tel état d'écrasement avant d'aller affronter la séance "traitement". Il y a tout le reste, le bilan que l'on attends pour voir si "ça se maintient" ou si une poussée se profile, on attends beaucoup à l'hôpital, dans une angoisse sans nom. Et puis il faut tenir la main qui tremble, soutenir le regard plein de peur, consoler, rassurer, prendre sur soi sans arrêt. Il y a des mères plus à plaindre que moi, bien sûr. Les mères sont admirables, si tu savais. J'en ai vu des sur-humaines, faisant des gestes médicaux comme si elles avaient fait cela toute leur vie. Moi je tire mon chapeau devant tant d'amour et d'abnégation.

Ne sois pas triste, c'est la vie, on fait avec. On se bat du mieux qu'on peux, mais pas tout le temps. Heureusement. Tu vois c'est pour ça que j'ai mis la photo au trempoline, pour montrer que bien sûr elle est gravement malade, qu'elle subit l'équivalent d'une chimio, mais qu'elle est aussi une enfant heureuse qui joue, saute en l'air, et s'amuse.

Des bises Sylvaine, et comment vas-tu toi?

Posté par Désirée, lundi 21 avril 2008 à 21:09

Joruri

Merci d'être passé. :)

Posté par Désirée, lundi 21 avril 2008 à 21:11

Pivoine

Oui, nous avions une super équipe à HEH, Hanaé avait ses infirmières favorites. Au bout de trois ans de perfusions les veines sont fragilisées donc c'est plus difficile de placer un cathéter. Je comprends que ce ne soit pas évident, mais il y a des infirmières plus habiles que d'autres c'est un fait. On verra demain, si déjà le staff n'est pas débordé ce sera un plus!

Bises Pivoine!

Posté par Désirée, lundi 21 avril 2008 à 21:15

La vie est un roman

Je suis passée près de chez toi ce week-end et j'ai pensé à toi.

@+

Posté par Pas à Pas, mardi 22 avril 2008 à 00:22

Fais-moi un cygne !

J'attends votre retour...zavez reçu les photos ?
Suis si près de vous...

Posté par Sylvaine, mardi 22 avril 2008 à 14:25

Une pensée tendre pour toi et ta fille en ce mardi...

Posté par ségolène, mardi 22 avril 2008 à 18:05

Bonsoir Désirée,
J'espère que ça s'est bien passé pour Hanaé.
Bise

Posté par catherine, mardi 22 avril 2008 à 18:52

Itou, j'espère que ce soir vous êtes tous détendus.

Posté par Marie-Françoise, mardi 22 avril 2008 à 21:16

Bonjour!

Merci pour vos mots gentils les filles, vous êtes des "mères" pour moi. Sourire.

Comme je sais que cela pourrait être mal perçu, je vais vous donner quelques nouvelles dans les coms.

Alors, immense soulagement: ma puce a bien supporté le décalage de quatorze semaines au lieu de douze entre deux perfusions. Son bilan est excellent! Seule ombre au tableau elle a bien perdu un bon gros kilo. Son appétit microscopique n'est pas expliqué...Elle a quand même grandi et culmine à 1m presque 58 (elle est fière comme Artaban de me dépasser de 3 cm!!! ;) ) La MC casse la courbe de croissance des enfants, vous comprendrez sa joie a gagner chaque centimètre. Donc on continue dans la lancée elle ne recevra donc plus que quatre perfs/an, du moins tant qu'elle ne rechute pas. Croisons les doigts.

L'hôpital. Nous l'avons trouvé très vite. Le pôle hospitalier du Vinatier est encore plus grand que "Herriot ville". Le bâtiment par lui-même est assez moche, moderne et gris, en "u". L'intérieur est beaucoup plus chouette. J'ai beaucoup aimé un plafond bleu constellé de petites diodes simulant des étoiles dans l'entrée. Les couloirs sont immenses, il y a beaucoup de verrières, donnant sur des mini-jardins, les couleurs sont belles, du blanc mêlé à de l'anis, du turquoise, du rose vif, jaune etc. Ma fille a été enchantée d'avoir enfin une chambre pour elle toute seule, une belle chambre blanche et rose bubble gum, avec salle de bain et toilettes privatives, lit ultra-moderne piloté électriquement, mobilier rose et bois clair.
Seul bémol le bel écran plat au mur ne compte que six chaînes. A Herriot un mécène offrait aux services pédiatriques le câble, ce n'est pas le cas ici où il faut payer son abonnement à la journée. Nous avons retrouvé une infirmières de notre ancien staff, c'est elle qui a supervisé la perf d'Hanaé toute la journée. Nous avons fait la connaissance de quelques nouvelles têtes. Dans l'ensemble nous n'avons pas vu grand'monde. Cet hôpital tout beau est aussi froid et impersonnel, une grande belle machine à soins quoi. Les infirmières pestent contre ce gigantisme des couloirs, à Herriot par exemple la chambre où les perfusions étaient effectuées se trouvait juste en face de l'office des infirmières, en cas de pépin elles n'avaient qu'à traverser le couloir. Là, elles sont à pétaouchnok. Les médecins quand à eux râlent parce qu'on leur a sucré plus de 50 lits, que l'hôpital a été construit à la va-vite et ils ont peur qu'il vieillisse très mal. Mon mari a eu la surprise d'ailleurs de découvrir un fil électique dans la gâche de la serrure de la salle de bain. Que faisait-il là? mystère!

Pour ma part, je me suis couchée en arrivant à 18h30. Comme d'hab'le stress aidant j'avais une migraine énorme? J'ai dormi presque douze heures mais je suis encore crevée j'en ai pour quelques jours.

Voilà les dernières nouvelles, je vous embrasse toutes et vous remercie/

Sylvaine: je n'ai rien reçu dame. Je t'ai même envoyé un petit mot sur l'adresse que tu avais notifié quand tu m'as contacté par canal et pas de retour. Doit y avoir un schmilblick sur mon gmail peut-être. Je te file une autre adresse: Chris.vic@caramail.com


Des bises

Posté par Désirée, mercredi 23 avril 2008 à 08:06

J'ai écrit une connerie: les perfs étaient toutes les 8 semaines, pas douze! pfff

Posté par Désirée, mercredi 23 avril 2008 à 08:07

OK renvoyé et heureuse

Depuis mon mail privé et à tes deux adresses.
Je revis car j'ai une telle faculté d'empathie que je puis souffrir presque autant que les souffrants.
Je revis en te lisant et un soleil timide tapisse mon salon-bureau. Et comme je suis heureuse et souriante de vous savoir de retour...sans trop de casse. Bien tu devrais faire un poème sur les murs de l'hôpital...pour exorciser vos peines...je campe parfaitement mentalement le décors et aussi les odeurs.
Dors et pose ta tête sur un murmure rafraîchissant.
Infinie tendresse. Sylvaine

Posté par Sylvaine, mercredi 23 avril 2008 à 11:10

J'ai honte et je suis très embêtée de vous le dire Sylvaine mais je n'ai rien sur aucune de mes boites...Peut-être une question de poids de photos? je ne saurai vous dire n'étant pas une experte en logiciel de courrier. C'est quand même bien étonnant Et désolant surtout.

Pour ce qui est de l'empathie, j'essaie de me protéger de la mienne qui est puissante aussi.

Bon bin comment faire pour recevoir enfin ces photos? diable! Que je n'aime pas que la technique me résiste! :)

Posté par Désirée, mercredi 23 avril 2008 à 12:36

Bonjour

Je suis émue, très émue... et troublée de lire cet enchaînement de commentaires derrière ton texte si touchant (je suis une véritable éponge et ça me coupe mes mots ^^)
Je te laisse donc ici une amicale pensée et plein de gros bisous.

PS : tes textes érotiques, tu fais bien de les assumer, ce n'est pas moi qui partirais d'un sourire gêné ;-)

Posté par Cara Mia, jeudi 24 avril 2008 à 11:41

Bin Zute Alors

Tu me dis tu puis vous ?...mes rides te font-elles peur ? Je ne sais pas ce qu'il se passe avec ton courrier....Tu es bien la seule à ne pas recevoir mes images...Je viens d'en mettre une hélas signée (les autres ne l'étaient pas)...qui pourrait aussi être pour Hanae...La Fractale en bas de page sur mon blog mis à jour...
Ah un peu de soleil aujourd'hui, je vais mettre mon borsalino sur la tête et aller faire quelques photos. Dis-moi tu es Mac ou PC (ce qui ne changerait rien pour les Jpg. Je t'embrasse tendrement
Sylvaine

Posté par Sylvaine, jeudi 24 avril 2008 à 11:45

Cara Mia

Je ne sais que te dire pour le coup, zut! J'ai paumé mes mots ce matin on dirait. Alors je vais te faire une bise aussi tient, ce sera déjà ça de pris, et puis pour ce qui est de mes textes éro, bin il faut que je me mettes sérieusement au boulot parce que bon je suis un peu attendue quand même... ;)

Bizz

Posté par Désirée, jeudi 24 avril 2008 à 12:06

Oui

arf! J'ai du mal à tutoyer. Si j'introspecte je pense que c'est un réflexe de protection, un mur dérisoire que je dresse entre l'autre et moi. C'est instinctif, comme de lever le bras pour dévier une baffe. Un jour je te raconterai mes aventures sur le wouaib et tu comprendras le pourquoi de cette peur larvée.

Je ne comprends pas pourquoi je ne peux pas recevoir ces images, c'est dingue ça. Bon déjà il y a un hiatus avec mon gmail c'est sûr ce matin il a carrément refusé de s'ouvrir. Voilà qui est bien enquiquinant parce que c'est mon adresse principale...bon dernière adresse où on peut me joindre: Theobaldia@hotmail.com

Et si là ça ne marche pas je mange...ton borsalino!!

bises (du soleil?? tu en as de la chance, moi c'est gris souris depuis des jours ça commence à me porter sur le système d'ailleurs)

Posté par Désirée, jeudi 24 avril 2008 à 12:15

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"Cent coups de brosse pour un voyage",
que j'aime cette ligne, le mouvement même de tout ce tu livres d'images et d'émotions, l'harmonie préssentie entre ta plume et ton encre.
Et Hanae en beauté, grave et légère dans sa sagesse tôt trop acquise, et tes mots en profondeur, dans leur vérité assumée.
Remettre les bonnes heures sur les bonnes pendules, ça aussi .. l'art du poête.

Posté par Slevtar, jeudi 24 avril 2008 à 22:56

Dites donc

mon beau Slev des îles: elle en est où l'idée d'ouvrir votre propre blog??

Et puis, la petite oui, trop sérieuse parfois. Il y a des choses que j'aurai aimé lui épargner, mais on est parfois si impuissants nous parents...

Merci d'être passé par chez moi ami, à bientôt!

Posté par Désirée, vendredi 25 avril 2008 à 08:08

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