mardi 8 avril 2008
Métisse
J’aimerai bien moi aussi,
fièrement clamer la poitrine bombée,
le clin d’oeil entendu et complice,
des origines originales, exotiques et jolies.
Me flatter de grands-parents Dalmates à poil ras,
Grands Bretons ou Helvètes à poils raides.
Aussi mélées au bleu blanc rouge trop uni de mes veines
des peintures de guerre Cherokee, ou un peu
de bon vin d’Italie, la gaiété d’une mandoline.
Je voudrai expliquer pour ma peau de gazelle
une ancêtre Masaï, et pour ma petite taille
un Pygmée qui marche debout sous les tables.
Pour ma lèvre inférieure gourmande
d'innombrables nuits de baisers Peuls,
puis, de fiers Zoulous, des Inuits hospitalières,
un enfant du Mékong pour mes goûts culinaires.
J’aurai aimé des ancêtres voyageurs chevauchant
le Tropique du Cancer, parcourant de haut en bas
les hémisphères des femmes, et de la Terre,
semant des graines d’amour ici et là.
Mais ce qui coule en moi, c’est le seul Dauphiné
la terre de mes aïeux, une terre de blé
et de vergers casaniers.
Me faudra bien me contenter de mes veines trop claires
et espérer qu’à travers mes enfants, j’ai un jour
le regard métissé.
Désirée Thomé 2008
Illustration: Jeune fille Masaï Tom Cockren
Commentaires
Bonjour Désirée
Alors moi, je suis perdue, perdu le fil de tes jours... Je retrouve ta belle poésie et cette jolie Massaï.
J'espère que ton inquiétude s'amenuise avec le rétablissement rapide de ta petite fille.
j'essaie de retrouver mes habitudes et mon rythme de vie, difficile, je suis si lente... et le jour étale sa plage si longue à mon chevet qui s'enfuit déjà... je n'ai plus assez de temps depuis que je ne travaille plus....
Je t'embrasse Désirée, à très bientôt.
Hello
Elle n'a pas de fièvre ce matin, j'espère que c'est fini. Quatre jours de grosse température l'ont laissé sur le flanc, sa pâleur est effrayante. Heureusement que les vacances scolaires arrivent, elle va pouvoir se retaper.
Sourire, moi non plus je ne travaille pas, mais j'ai tellement de choses à faire que j'ai à peine le temps d'aller ici et là, apprécier le travail de mes camarades de blog. J'ai un blog "journal" en stand by que je ne parviens pas à finaliser. Un blog au jour le jour pour papoter de tout et de rien, plaisanter, être un peu plus léger que sur ce blog-ci. Je n'ai toujours pas trouvé le temps de m'atteler à la notice de mon apn et je continue à faire des photos moches! Bon il faut vraiment que je m'y mettes si je veux déjà arriver à ta cheville! lol
Bises Mathilde, bonne journée
Ah , trois superbes poèmes que tu nous offres là!Les filles du Dauphiné savent y faire en poésie même quand elles ont la peau claire.
Je croise les doigts pour que ta fille se remette bien pendant ces vacances.
Je suis comme vous , mesdames, débordée!
Bise
Catherine
Des générations de Dauphinois, et très localisés en plus. Alors je tique toujours un peu quand je lis quelqu'un sur le net qui se vante d'avoir un grand-père, une aïeule de tel ou tel pays exotique. Mon arbre généalogique est un pêcher bien ordinaire!
Merci, Hanaé reste à la maison encore demain mais jeudi elle retourne en cours. Il ne lui restera qu'un jour et demi de cours avant les vacances. Tant mieux parce qu'elle a une mine épouvantable...
Bises et merci d'être passée Catherine
Alors j'espère que pour toi ces vacances te et vous feront le plus grand bien ! En Dauphiné... Ou ailleurs!
Le Dauphiné, c'est quand même un carrefour stratégique des mouvements de population. Depuis très longtemps. Et donc, plus pur produit de mélange qu'un dauphinois, du moins s'il est pas issu de croisements consanguins d'un même village de montagne depuis des siècles, y'a guère qu'un lyonnais !
Carrefour sans doute le Dauphiné, mais de là à affirmer que les villageois se mélangeaient aux gens de passage c'est aller un peu vite en besogne.
Pour le moment mon bananier généalogique remonte jusqu'à 1800 et je peux te dire que sans être consanguins, mais vieux n'en étaient pas moins tous de la Drôme des collines. Et des deux côtés. Va savoir je descends peut-être d'une lignée de sales cons racistes... :/
Bonjour Toi! J'aime beaucoup cette homage
Bonne journée je pense à toi.
Cricri! Chaque fois que je vois passer un drapeau suisse dans mes statistiques je pense à toi. Comment vas-tu? :)
Bises
Tu connais la dauphinelle ?
Bise du jour belle plante :)
Bonjour Désirée,
Comment ça ta peau fait des plis d'aisance? Mais ma chère, il te faut un fer à vapeur! Remarque j'en ai drôlement besoin moi aussi (rire)
Hannaé c'est très très joli comme prénom, je n'avais jamais entendu!
Bise à toi et a elle!
Ségo
Alors je ne connaissais pas, et comme je suis curieuse j'ai cherché. Nom savant "delphinium" et il y en a un paquet! Mais elles sont très jolies en effet madame la botaniste ;)
Bises!
Catherine
Vive les rides! :) Remarque j'ai de la chance, j'en ai très peu et je touche bientôt 47 ans. Et quand j'en aurai plein et bien je m'en accommoderai, il n'y a pas de raison.
Hanaé est un prénom japonais, il signifie "Fleur" et donc nous le fêtons le 5 octobre.
Bonne soirée!
De toutes les manières , pour moi quoi que tu fasses , je te vois avec ce joli sourire ...
Douce nuit Désirée.
-----
Un joli texte, léger à lire, profond à relire, comme souvent chez toi.
Et tu penses bien qu'à celui là je suis particulièrement sensible.
Cette réflexion m'est venue à la chute, que c'est bien le regard qui se métisse avant la peau, et d'abord dans nos yeux qui, eux, transmettent.
Je crains toujours la fierté mise dans une quelconque généalogie, comme si les comptes à rendre n'étaient pas plutôt à ceux qui nous suivent.
Et ce regard, tu l'as, Dauphiné ou pas.
Merci ma petite Soulef, bisous
Slev
Toujours un plaisir de te lire, surtout que tu me "sens bien" à travers mon écriture.
Et après t'avoir lu, je me fais la réflexion suivante qu'au fond ce regard métissé, c'est celui de l'amour...
Des bises
Dauphinelle = delphinium ? Nous en avions dans le jardin... Il y a longtemps. Ils étaient bleus avec un coeur qui ressemblait à un bourdon... Lesquels venaient souvent y butiner, de sorte que l'on confondait le coeur de la fleur et le bourdon...
Bonne journée à toi Désirée !
Conclure...
Votre dernière phrase... De toute beauté !
Bonjour Désirée
Un petit tour en passant, un petit bisou sur ta joue toute douce, j'en suis certaine.... les rides, les rides, c'est notre vie qui sourie....
Le reste! foutaise.
Mais je peux comprendre le désappointement de certaines devant les caprices des jours qui passent.
Bonne journée à toi Désirée, à bientôt.
Pivoine
Figures-toi qu'il y a l'air d'en avoir beaucoup de bleu. Du moins ceux que j'ai vu en photo. C'est joli ce que tu racontes, et ça me donne envie d'aller à la pêche aux delphinium à coeur de bourdon...
Bises!
Laurent
Merci, de votre part j'apprécie.
Bien à vous
Mathilde
Toujours si bien plantée dans la vie. Oui bien sûr que tu as raison, je me fais moins de soucis pour mes rides que pour ma santé qui a tendance à prendre de l'âge elle aussi. ;) L'art de choisir les bonnes priorités et de ne pas s'embêter inutilement, lol.
Bisous Mdame Globe-trotteuse
Bonsoir Désirée,
Eh les filles, moi aussi, je m'en fiche de mes rides!Et d'ailleurs, si je ne m'en fichais pas, ce serait pareil. Je ne crois absolument pas aux bienfaits de rétinol anti-âge et autres!
Ah Désirée, sur le tableau chez moi, j'avais vu juste un mariage et pas Goebels ni Hitler. Je suis bête quand même (en plus d'être ridée!) si c'est pas malheureux!
Bise du soir
Le danger de l'écriture, c'est de se répéter,
Le danger dans un couple c'est de s'ennuyer,
L'arrogance de ton écriture, c'est que chaque mot s'accouple.
Bises
@+
Un petit bonsoir "bon espoir" et un bon week-end - premier we de vacances, me semble-t-il ?
du sang qui coule dans les veines on ne sait que peu de choses, à savoir si sa couleur rose n'est pas le fruit d'un curieux métissage, lequel à travers les âges estompa la couleur dominante
Ridée
« Ne touchez pas à mes rides…c’est l’histoire de ma Vie » S.V.
Le Dauphiné…c’est tout à côté
Du drapeau rouge de blanc tapissé
Désirée devrait emmener son enfant
Sur les douces rives du Léman.
Beau Blog et Bonnes vacances !
Un petit coucou et je te souhaite de bonnes vacances de printemps avec "ta petite fleur" Hanaé, en espérant qu'elle se remet bien !
Bise
Bonjour Désirée
Le ciel joue à saute-mouton avec la lumière et la pluie, je trouve cet effet agréable pour une fois.
Je te souhaite un bon WE. A très bientôt.
Je t'embrasse.
Lubna
Il me parait fort logique de le penser en effet. Tout ce que je dis c'est que jusqu'en 1800 mes ancêtres sont tous du terroir local sans exception. Ensuite, il est évident que je suis africaine, puisque Lucy est notre mère à tous ;)
Bises
Sylvaine
Bienvenue dans mon fief virtuel. De ma première immersion dans votre univers je retiendrai surtout cette phrase qui colle parfaitement à mon état d'esprit: "In the loneliness, my best friend is still the loneliness".
J'apprends encore à ne plus en souffrir, j'y suis presque. J'espère que mon coeur y résistera...
Amitié Dez
Catherine
Je n'utilise pas non plus de crèmes anti-rides, je suis persuadée que cela ne sert à rien. Par contre je me tartine d'huiles parce que j'ai la peau sensible. Je suis bien dans ma peau, ma vie, mon âge. Tant pis si ça déplait aux marchands de rêves en pot! ;)
PP
mes mots s'accouplent? en public??? Doux Jésus! ;))
A vous les filles
Je suis passée chez vous, je n'ai rien écrit, aujourd'hui je ne sais pas communiquer. J'ai des jours comme ça où tout m'empêche, et moi surtout...
Je vous embrasse toutes avec amitié. Dez
Prémices
Ton chant m'épice
Tes sens m'attisent
Jolie métisse
Alors Well
petit piment??
Bonjour Désirée
blog en pause, je m'repose! Profites bien du printemps!
Bise et bonne semaine
Réponse à Désirée
Et elle est d'un fidélité "irréprochable" ou presque ! Bon elle a pris aussi quelques rides. Tiens bon...
Amitiés à toi.
Après "Les Saudek"
Merciiiiiiiiiiiiii......tu n'as pas idée à quel point j'adore et j'admire Jan et Sara.
Bonne soirée Désirée...
Sylvaine
Tu sais que ta phrase est la petite soeur de celle de Christian Bobin dans "Souveraineté du vide": "Assez seul pour ne plus l'être jamais".
Ah Jan Saudek...c'est un tel ovni. Il fracasse tous les clichés, ses photos sont tellement pleine d'humanité. Toute l'Humanité, la maigre, la grosse, la laide qui est si belle, la belle qui est si laide. J'aime son Barnum, sa petite cour des miracles poétiques. Je l'ai aimé au premier coup d'oeil. Comme j'aime Kimiko Yoshida qui joue à disparaître dans ses photos "je suis là mais je ne suis pas là", et son travail est tellement intriguant, interpellant.
Ton approche est intéressante aussi, j'aime beaucoup le noir et blanc. De toutes façons je suis admirative de ce que font les photographes parce que je suis nulle encore avec mon petit apn!! ;)
Amitié et bonne soirée Sylvaine
Cath
Une bise, blog en stase...ça va passer.
Bonne soirée!
Bonne soirée à toi aussi ma petite Soulef...
Miroir
Et je découvre...avec les rides et des yeux, encore amoureux, émèchés et dilatés...que même le miroir me fait peur et semble me tromper...alors qu'il fut un refuge à ma solitude et le double que je ne pouvais voir que de par mon âme.
Kimiko...tu me la fais découvrir...en plus de ses métaphores, beaucoup d'humour et de dérision. Magnifique.
"Les larmes méprisent leur confident"
"Yeux qui, croyant inventer le jour, avez éveillé le vent,
que puis-je pour vous, je suis l'oubli." R. Char
Tendresses ...
Sylvaine
Kimiko oui, c'est un phénomène! J'adore je vais souvent re-regarder ses photos et je découvre toujours un détail. Il y a une jeune femme sur les blogs qui fait un travail de retraitement d'image sous photoshop qui me plait beaucoup. Je ne sais pas si c'est encore de la "photo pure", le résultat est très poétique, jette un oeil quand tu as le temps chez Béa Lechtanski. Cela me rappelle les photos de Kate Breakey "Little death" question couleurs un peu passées, vieillotes.
Des bises et bonne journée à toi l'artiste!
J'aime ces gouts de femmes, toutes si diverses qu'on retrouve en particuliers moment chez celle qu'on aime, des feux bleus, des rires noirs, des lèvres rougies, des sourires tendres, oui tendre pour moi vaut une couleur, je reviens d'un voyage en Afrique du Sud, et le sourire là bas si beau si offert je l'ai croisé chez les zulus surtout et chez les autres, cela adoucissait mes problemes propres, c'est beau la joie, ça adoucit la douleur que l'on porte, étrange, la douleur est silence, elle est soi, la joie est ouverte elle est aussi silence, elle est partage dans l'horizon zulu comme chez ces pauvres birmanes, ou ces malheureuses soudanaises ( je ne sais comment nommer ces pauvres du Darfour), content d'avoir lu ce beau texte et les belles photos qui l'orne.
Bonjour Patrick
Moi ce qui m'étonnes à relire les commentaires, c'est combien les mots nous trahissent. Toutes et tous ont vu, perçu, ressenti quelque chose de grave, un manque, un regret, dans des mots pourtant très légers, des tournures amusantes. Notre coeur, notre âme, une espèce de sous ou sur-conscience, contourne tous les obstacles du langage. Et s'impose d'évidence. Je me suis trahie moi-même, et j'en suis la première stupéfaite!
Ecrire c'est vraiment s'exposer.
Bonne journée, prends soin de toi.
nos coeurs ne sont que des prismes, le coeur comme regard ? et nos mots que de pâles reflets.
Bonne journée itou, am.
Et surtout on ne maîtrise pas grand'chose au bout du compte...et je dirai presque: tant mieux? Enfin au moins pour l'écriture! ;)
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=407943&pid=8689382
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :










